Le Pire State Of Mind

Dans l’imaginaire de beaucoup d’entre nous, l’Amérique est la terre des belles et beaux-gosses. La faute aux clips vidéos dont nous abreuve la TV.

Alors, pour répondre à vos questions, je dirai que je ne croise pas de J. Cole, de Chris Brown, d’Idris Elba, de Ryan Gosling, d’Anderson Cooper, de Daniel Craig ou de Johnny Depp (vous connaissez mes références maintenant. Liste longue mais non exhaustive. ;)) à tous les coins rue.

Je me rappelle du soir où je suis allée au Sullivan Hall avec Monsieur Bienfaiteur. Nous étions dans le métro quand un couple est entré et s’est assis en face de nous. La jeune femme était pas mal, sans plus, mais son chéri lui… (haaaaï rhaaaaï… Un cas soce de beauté comme dirait ma copine K! Fracture de l’oeil droit!) On ressentait comme un malaise, c’était un peu tendu, les électrons zoukaient dans l’atmosphère. C’était bizarre. Je faisais tout pour ne pas regarder le jeune homme. Franchement, j’avais pas pour projet de déclencher une bagarre dans le métro. “Don’t mess with my man, don’t mess with my bwooooy”. Et puis ce n’est pas mon genre de toute façon. Mais quand le couple s’est levé pour sortir de la rame et que la jeune femme s’est retournée vers moi l’air menaçant (boum boum boum, c’est mon coeur qui accélère à ce moment là. Il bat si fort que je n’entends plus rien des bruits environnants), je suis restée bloquée. Elle me parlait mais je ne saisissais rien, je ne voyais que sa grosse bouche bouger. Et puis finalement, le soulagement… “Your coat. Your coat! I like your coat, it’s really nice, I like it!” , sauf que mon cerveau, lui, a pensé si fort “Your boyfriend. Your broyfriend. He’s really nice, I like him” que j’ai bien eu peur que ma bouche ne dégaine plus vite que ma raison!

Proportionnellement, je vois beaucoup plus de pretty boys à NYC qu’à Paris. Les Cainris ont ce petit “Dje ne say koua” ou plutôt cette facilité à charmer et communiquer. “Oh my gawd, you’re so awesome! Ouh la la, oui oui, vouléw-vous?”

Avec leurs line-ups (contours des cheveux) rasés au millimètre près et leurs dents d’une blancheur immaculée, ils glisseraient n’importe quelle disquette à la plus farouche des unités centrales.

Evidemment, tout n’est pas rose. Pas mal de jeunes hommes sont semble t-il restés figés dans les années 2000. Les baggy jeans, Tees XL, les Durags et grosses Timberland sont encore au goût du jour ici.  Et je suis désolée, mais le style ça compte pour moi… hey, je suis Française, moi.

D’autre part, je ne voudrais pas généraliser mais les Américains, et encore plus à New York, ont une vision très particulière des relations amoureuses et de la séduction.

Ce qui me laisse le plus perplexe, c’est bien le concept du “dating”.

Alors, le dating, c’est la plus grosse carotte imaginée pour éviter de mettre un nom à une relation et brouiller les pistes aux sentiments – quand ils existent.

Si la Frenchy un peu perdue que je suis a tout compris, le mot “dating” désigne les activités (avec tout ce que ça peut comporter de croustillant) et sorties que partagent deux personnes qui ont une attirance l’une envers l’autre. Un genre de romance. Date quelqu’un ne signifie cependant pas être en couple. Alors, certains datent des mois, des années durant sans pour autant être ensemble officiellement.

Je ne compte plus le nombre de fois (bon j’exagère peut-être un peu mais..) où j’ai entendu une personne demander à un homme (généralement) : “She’s your girlfriend?” et celui-ci répondre “No, we’ve been dating on and off”.

C’est vrai, il n’y a pas qu’Outre-Manche que l’on trouve ce type de relation, mais ici, elle a carrément un nom! “Dating”! Ce n’est pas pour autant que les choses sont plus claires…

Ce que je veux dire, c’est que par exemple en France, et bien soit deux personnes sont en couple soit elles ne le sont pas. Si elles ne le sont pas et qu’elles décident malgré tout d’être intimes, elles sont des “PC”, des “sexfriends”, des “amis avec bénéfices”. Mais ce juste milieu, totalement intégré dans les esprits ici, n’existe officiellement nulle part ailleurs que chez les Anglo-Saxons (enfin, je crois).

Il y a encore quelques jours quelqu’un m’a dit “Tell me about French women”. Moi, évidemment… “French women are the best” (Bon, un peu facile et pas très profond mais je représente mes Françaises quoi!).

Mon interlocuteur me répond alors “It’s true. French women are very classy but damn, they’re so slow!”. Interloquée, je lui demande de s’expliquer: “Here in America, you can meet a woman, f*ck her and just move on. That’s it. But French women, they always want the girlfriend/boyfriend thing!”.

J’étais une femme avertie de la réalité américaine bien avant mon arrivée ici, alors c’est avec beaucoup de sagesse (peut-être trop) que j’ai pris soin de laisser mon coeur en France. Ainsi, pas de prise de risque, de tête ou même de bec mais une totale concentration sur moi, moi et mes objectifs professionnels. [Tu n’as pas de souci à te faire maman. Hihihi]

Et puis l’Amérique, c’est bien pour les minettes qui apprécient le côté  qu’on croit fancy d’être avec un petit Américain. Moi, je préfère mes Frenchies, tellement plus calmes et carrément plus classes. Mais, I see you French boys, vous savez aussi vous comporter en véritables goujats, malpwopes ou filous quand vous n’êtes pas un peu autistes, timides ou lâches.

Malgré tout ce que je viens de vous dire, je ne suis pas aigrie, non, au contraire j’aime ces messieurs plus que jamais mais je suis devenue une vieille guenon à qui on n’apprendra pas à faire la grimace (jusqu’à la prochaine disquette? ahahahha).

J’arrête, là, maintenant, tout de suite, car je sais que vous n’en pouvez plus d’attendre des nouvelles de mon cher et tendre gros imbécile idiot con de Mr Flower Bomb! Ahahahah . Non, en fait, Mr Flower Bomb n’a pas mérité que je le qualifie d’imbécile idiot con. Mais un beau parleur, oui, c’en est un.

N’ayez crainte, je l’ai bâché avant même qu’il n’ait le temps d’emplir mes oreilles de blablas. Ne soyez pas déçus mais je n’ai plus jamais revu Mr Flower Bomb. Au bout de 2/3 semaines de textotage pas très intensif, j’ai vite capté que le jeune homme n’avait rien d’intéressant dans le bidon-tout-rond.

L’une des premières questions qu’il m’a posée était “How many kids do you have?” Et ce n’était pas le premier à me demander combien d’enfants j’avais et non si j’avais des enfants. Eh oui, c’est rare une jeune femme noire de 25 ans qui n’a pas de mioches aux States…

J’étais déjà réticente lorsque Mr Flower Bomb a commencé à m’appeler “Baby” (what da heeeell?) et à faire plein de fautes de grammaire (Where is you staying at? ahahah) dans ses sms. Et puis lorsqu’il n’a pas répondu à certaines questions comme “Where do you live?” et qu’à “What do you do in life?” il m’a dit “Just chillin”, j’ai totalement abandonné l’idée de lui laisser une chance.

De toute façon, le jour où il a insisté pour que l’on se voie… et bien, et bien, de toute façooon, et bien, ce jour là… j’avais un rendez-vous avec le beau, le magnifique Mr D…

Ahahah! Avant de vous parler de Mr D., (je sais que vous voulez en savoir plus…) il faut que je vous explique le pourquoi du comment.

Un soir de profond ennui où je pensais à mes anciens collègues de Meetic, j’ai eu une brillante idée et me suis inscrite sur un site de rencontres. Tout ce qu’il y a de plus normal de nos jours n’est ce pas? Alors pourquoi ai-je tant hésité avant de vous le dire? Ahahahah! Peut-être parce que je ne veux pas que vous vous mépreniez et me preniez pour une désespérée, sans ami, handicapée sociale . Ce n’est pas le cas. Si je me suis inscrite c’était dans le but de passer le temps, discuter, me faire des potes (je vous jure, je vous jure, je vous jure, je vous jure, je vous jure, je vous juuuuuuUUuuuUUure) et qui sait, être agréablement surprise…

Et c’est donc comme ça que je suis entrée en contact avec 3 personnes :

  • Mr. A. aka Darkness (je crois l’homme le plus noir du monde),
  • Mr. J. aka Le Mytho Découvert et
  • le seul, l’unique Mr D. aka British Boy aka Shakespeare aka Le Suppo de la Reine d’Angleterre
Mais bien sûre, ça serait trop beau (et surtout trop long) si je vous racontais tout maintenant… Alors, je vous dis à la semaine prochaine, même endroit, même heure si vous voulez savoir si j’ai eu l’audace de rencontrer ces messieurs ou pas. Je vous parlerai aussi de sniffage de peau, de crusty feet et d’une chaussette qui a voulu me sauver de l’humiliation.
Ou sinon, je pourrais aussi vous parler de ma -petite- nightlife, du réveillon de Noël le plus étrange que j’aie passé, du Nouvel An le plus épique que j’aie vécu, d’un coup de foudre au Brooklyn Bowl et de comment je me suis retrouvée dans un strip club du Bronx entourée de big big big girls en petites petites petites tenues.
A vous de me dire…
PS:  StoooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooP
Attends, t’en vas pas! Je ne sais pas si tu es au courant mais L’Album de l’année est sortie le 20 janvier dernier. A l’heure où les industries du disque et du ciné font la gueule et font la guerre à l’internet, Doris t’offre son tout premier album à télécharger gratuitement sur www.doris-music.com 
Doris a la plus belle plume du moment (et pour encore longtemps), elle a plein d’histoires les unes plus croustillantes que les autres à te raconter… mieux, elle te les chante. Alors, vas-y, clique : www.doris-music.com
.Brooklynister
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